Décryptage|Key’s

Qu’est-ce que la sérendipité ?– Serendipity ?

Cette expression peu commune est pourtant une notion clé lorsque l’on s’intéresse de près à l’innovation.

Un peu d’histoire…

Le terme est formé d’après le nom de l’île de Serendip, dans la région du Ceylan (actuel Sri Lanka).

Il est né d’un conte de 1557 faisant le récit d’un voyage effectué par « Les trois Princes de Serendip ». Durant leur périple, ils se laisseront guider par leur seule curiosité, sans préjugé, ce qui les mènera à de surprenantes et heureuses découvertes, puis à la gloire. Le néologisme « serendipity » apparaît en 1754, et est aujourd’hui largement utilisé par les anglophones. Introduit en France deux siècles plus tard, ce terme reste peu connu et son sens difficile à saisir.

Définitions

La sérendipité définit la découverte réalisée par une personne perspicace suite à un incident survenu en sa présence. L’expression désigne ensuite plus spécifiquement le processus par lequel une découverte inattendue et aberrante éveille la curiosité d’un chercheur, le conduit à un raccourci imprévu qui le mène à une nouvelle hypothèse. En somme, il s’agit là d’une observation surprenante suivie d’une induction correcte. Phénomène illustré à la fois par les travaux et la célèbre phrase de Louis Pasteur « Dans les champs de l’observation, le hasard ne favorise que les esprits préparés »[i].

Mais qu’est-ce qui nous intéresse réellement dans cette notion?

VELCROD’après de nombreux auteurs la sérendipité serait à l’origine de nombreuses découvertes plus ou moins révolutionnaires. Beaucoup d’entre nous ont en effet déjà entendu parler de la création du Post-it, de la Super Glue ou encore du Velcro ; récits romancés dont le produit innovant tient alors quasiment plus de la découverte que de la création.

Ce type d’événements, somme toute assez rare, permet donc de faire des bonds majeurs dans certains domaines. Mais lorsque nous parlons de sérendipité, nous parlons de surprise, d’invention et de création, de hasard. Est-ce raisonnable de vouloir organiser et provoquer ce qui par définition est le fruit de l’imprévu ?

Et bien, oui et non… Non, car évidemment l’imprévu ne peut être organisé par définition.

Et oui, car la sérendipité n’est pas que l’imprévu et le hasard. D’ailleurs, rien ne pourra jamais nous garder de l’imprévu, et bien heureusement ! À l’intérieur de chaque entreprise quelle qu’elle soit, il faudra préserver et accueillir la part d’inattendu qui réside (et résiste) dans toute forme d’organisation.

Illustration

Imaginez-vous être un chercheur pour l’armée, vous travaillez pour découvrir un polymère pour fabriquer des réticules de visée transparente, extrêmement solides et sans réfraction. Alors que vous pensez avoir créé le polymère idéal, vous débutez les tests de résistance en appliquant un échantillon de la matière sur une lame de verre. Après les mesures de résistance, il s’avère absolument impossible de retirer l’appareil de mesure de l’échantillon. Vous avez donc dilapidé des milliers de dollars pour créer un matériau parfaitement inutilisable et détruit pour un montant dix fois supérieur de matériel de mesure… Vous abandonnez vos recherches et changez de travail.

Neuf ans plus tard, vous supervisez un projet de recherche pour Eastman Kodak, dont l’objet est la création d’un polymère (à nouveau) qui permettrait de multiplier grandement la résistance à la chaleur des pare-brise d’avions. Votre équipe vous appelle catastrophée : ils viennent de détruire l’appareil de mesure de réfraction, il est resté collé au pare-brise à la suitedu test… Vous reconnaissez la formule utilisée neuf ans plus tôt, mais cette fois vous faites preuve de recul. Ce produit parvient à rendre absolument inséparable le verre et SUER GLUEl’acier ! Vous avez entre les mains une colle incroyablement puissante et révolutionnaire ! Vous êtes Harry Coover, l’inventeur de la Super Glue !

Que doit-on en retenir ?

La sérendipité n’est pas l’éclair de génie, ni le célèbre « Eurêka ». Elle n’est pas non plus le seul fruit de la connaissance ou du hasard. Certes, elle nécessite d’avoir un certain niveau de connaissance ou plutôt la perspicacité suffisante pour percevoir le potentiel d’un phénomène ou d’une situation. Mais la sérendipité dépend surtout d’un état d’esprit : être capable de ne pas être en action/réaction permanente, être capable de prendre quelques minutes pour écouter ce qui semble a priori n’avoir aucun rapport avec notre mission actuelle, se laisser aller à dédramatiser des situations qui peuvent sembler catastrophiques, débriefer, regarder les choses sous un autre angle. Ces principes sont couramment répandus dans les univers créatifs sous les slogans : « think outside the box », « think positive », « garder l’esprit ouvert », « tracer un nouveau chemin plutôt que d’emprunter un sentier ». Ces phrases peuvent sembler naïves et détachées de la réalité et du quotidien en entreprise. Mais si nous y regardons de plus près, elles sont en fait des principes sous-jacents, les normes tacites ou explicites des entreprises qui portent en elles la culture de l’innovation.

[i] Phrase prononcée le 7 décembre 1854, par Louis Pasteur lors du discours d’installation de la Faculté des Sciences de Lille. L’origine de ces propos est actuellement toujours discutée.

Absiskey absorbé par la gestion de l’information… 

titre-dossier-innovationAbsiskey s’est lancé un nouveau défi avec le projet INNAB (INNovation ABsorption). Au-delà de la gestion des connaissances, c’est la réutilisation de celles-ci qui est l’enjeu de toute organisation. Un nouveau développement est mené au sein du département R&D en collaboration avec l’ERPI et cofinancé par l’ANRT.

ERPI      ANRT

Gérer l’information dans les organisations : un équilibre à trouver

Dossiers de l'innovationAbsiskey s’est lancé un nouveau défi avec le projet INNAB (INNovation ABsorption). Au-delà de la gestion des connaissances, c’est la réutilisation de celles-ci qui est l’enjeu de toute organisation actuelle. Un nouveau développement est mené au sein de notre département R&D pour mettre au point une offre professionnelle de conseil en réutilisation de l’information stockée afin de pousser le développement d’innovations, qu’elles soient produits, services, organisationnelles, marketing…

Contexte d’un programme de recherche ambitieux

Depuis la démocratisation des NTIC et dans leur sillage l’augmentation explosive du nombre de données produites et échangées, le statut donné à l’Information a grandement évolué.

En décembre 2012, nous produisions en deux jours ce que l’humanité a produit en 2 millions d’années[i]. Le potentiel stratégique de ces informations, immédiatement détecté, lui a donné un nouveau statut, faisant naitre des besoins nouveaux pour les entreprises. Les termes tels que le Big Data, la veille stratégique, l’intelligence économique ou la gestion de l’information et de la connaissance sont devenus de plus en plus répandus.

A l’heure actuelle, les informations sont produites dans un flux ininterrompu, proviennent des quatre coins du monde et sont de plus en plus complexes. Cette diversification cognitive dépasse même les capacités des systèmes conçus pour traiter, analyser ou protéger ces informations.

Cette complexification continue est une évolution de notre environnement à laquelle toutes les organisations doivent s’adapter sous peine d’obsolescence. Les conclusions apportées par les économistes sont paradoxales mais implacables : pour rendre pérenne son entreprise, il faudra prendre des risques et parier sur une stratégie. Elles doivent ainsi se positionner dans leur environnement concurrentiel et pour cela elles doivent être capables de comprendre leur marché, d’apprendre de leur marché. Il en va de même pour toute organisation publique.

Mais comment accorder ces impératifs contradictoires : prendre du temps pour améliorer sa connaissance de l’environnement tout en étant capable d’absorber le flux massif et permanent d’information ? Des impératifs auxquels s’ajoutent la volonté de bien faire… Scruter son environnement, agir vite, ne pas se tromper, rayonner à l’international, adopter une attitude socialement et écologiquement responsable, innover ! Tout cela nécessite un fort investissement financier, humain et temporel, mais aussi de la volonté pour modifier ses habitudes.

Adopter une position pragmatique face aux réalités

Complexes pour un grand groupe, ces réalisations paraissent souvent impossibles pour les structures dont les ressources sont fortement limitées. Face à cette problématique, certaines entreprises font le choix de se centrer sur leurs savoir-faire et leur cœur de métier. Pérenniser une production centenaire est parfois plus judicieux que de tenter de s’adapter continuellement… Si cette attitude est possible lorsque la production est une « valeur sûre », d’autres entreprises ne disposent pas vraiment de cette liberté : elles devront s’adapter…ou disparaître. Certaines évoluent alors en s’auto-organisant autour des compétences et de la volonté de chacun, sans même s’en apercevoir. D’autres prennent le problème à bras le corps, mettent en place des projets et des plans d’action, s’attelant à la scrutation systématique et minutieuse de l’environnement, à la capitalisation frénétique et à la diffusion tout azimut des informations issues de la veille…une solution qui ne peut durer qu’un temps avant que cet effort impossible ne soit abandonné progressivement.

Les PME sont ainsi confrontées à leurs propres limites face à cette mission, provoquant rejet de ces activités ou sentiment d’inefficacité et d’impuissance face à la charge de travail à accomplir. Les interventions menées par des experts en gestion des connaissances permettent bien souvent de faciliter l’intégration de la gestion des connaissances dans les activités. Ces interventions couteuses en ressources humaines et temporelles, représentent un réel bol d’air pour les entreprises. Lorsqu’elles sont bien menées, elles permettent de trouver des repères dans l’environnement concurrentiel et technologique et de mieux identifier leurs moyens d’action.

Les enjeux d’une réflexion de fond

Cependant les pratiques et les dispositifs de gestion des connaissances peuvent avoir des effets secondaires. Capter, expliciter, capitaliser, formaliser, stocker, assimiler, mais jamais détruire, ni oublier. Les injonctions à être maître de son environnement concurrentiel et technologique semblent avoir fait naître la peur de perdre de l’information ou d’être passé à côté de quelque chose. Les procédures mises en place créent ou font entrer de l’information dans l’organisation, mais il n’est jamais prévu de les détruire. Au mieux, on archive. Les informations s‘accumulent, les bases de données grossissent, pas de date de péremption ou de droit à l’oubli. Parmi ces informations se trouvent peut-être celle dont l’organisation a besoin, mais plutôt que de s’aventurer dans une base de données interne qui n’a pas été actualisé, on retourne la chercher…

PROCESS INNAB

Comment faire la différence entre les informations qui resteront utiles pour l’organisation et celles qui doivent disparaître ? Pouvons-nous réellement nous autoriser à détruire une partie des données accumulées au fils du temps ? Et selon quels critères ? Si ces questions n’ont pas encore trouvé de réponses tranchées, les travaux en gestion des connaissances se sont saisis de ces questions. Ils proposent de garder ces questions à l’esprit lorsqu’une démarche de gestion des connaissances est mise en œuvre. Les notions d’oubli organisationnel, d’obsolescence de l’information et sur la gestion de l’excédent d’informations produites sont étudiées avec intérêt. Les auteurs insistent sur la nécessité de replacer les démarches de gestion des connaissances dans la durée, prenant en compte l’historique des démarches d’apprentissage organisationnel et des modes de gestion de l’information passés en anticipant les conséquences de ce type de méthode sur le long terme.

Il semble en effet que la solution à cette surcharge d’information induite soit une adaptation plus fine des méthodes de gestion des connaissances aux caractéristiques des entreprises. L’information doit avant tout être considérée comme un moyen de prendre des décisions stratégiques et de générer des idées de développement. Un bon conseil en gestion des connaissances devrait donc passer par une analyse approfondie des objectifs organisationnels, des compétences à disposition dans l’entreprise, des modes de circulation de l’information et de tout aspect permettant de comprendre quelles sont les informations déterminantes pour cette organisation.

 

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http://www.liberation.fr/economie/2012/12/03/donnees-le-vertige_864585

http://www.atelier.net/trends/articles/nombre-de-donnees-croit-plus-vite-protection-analyse

Akrich, M. (1993). Les objets techniques et leurs utilisateurs, de la conception à l’action. Les objets dans l’action, 4, 35-57.

Argyris, C. (1995). Savoir pour agir. Surmonter les obstacles à l’apprentissage organisationnel.

Castaneda, H., & Pendaries, M. (2013). L’excédent de connaissances dans le processus d’innovation. Revue internationale de psychosociologie et de gestion des comportements organisationnels, 19(1), 213-231.

Hafsi, T., & Lambert, G. (2012). Le management de l’oubli dans la conduite des organisations. Revue française d’économie, 27(4), 149-183.

 

 

Les solutions TIC au service des politiques publiques

Les solutions TIC au service des politiques publiques : des projets à la croisée des expertises d’Absiskey

Une revue de presse réalisée par Pauline Marteau et Aurélie Arliaud
PaulineMARTEAU   ArliaudAurelie

Absiskey Collaborative Projects en sait quelque chose : les partenariats publics/privés pour développer de nouvelles solutions TIC prennent de l’ampleur ! Absiskey assure ainsi le management du projet ClouT, un projet collaboratif dont l’objectif est d’aider les villes à combiner les avantages de l’Internet des Objets et du Cloud Computing afin de renforcer l’implication du citoyen dans une logique de ville intelligente (« smart cities »). Il s’agit d’aider les quatre municipalités partenaires (Santander en Espagne, Fujisawa et Mitaka au Japon et Gênes en Italie) à faire face aux multiples enjeux qu’elles doivent relever :

  • gestion de l’éclairage public,
  • amélioration du trafic,
  • prévention des catastrophes naturelles
  • ou bien stimuler des activités sociales et culturelles notamment pour les personnes âgées.

Ce projet a déjà beaucoup fait parler de lui, en témoigne sa page de presse !

scoopitDe leur côté, les acteurs publics, qu’Absiskey Politiques Publiques accompagne, co-développent de plus en plus de projets avec des acteurs privés en ce sens : la Communauté d’Agglomération de Montpellier a ainsi lancé l’opération « Montpellier agglomération cité intelligente », en partenariat avec IBM. Cette multinationale a même lancé un programme spécifique « Smarter cities » afin de développer les villes intelligentes (pour plus de détails, voir la Gazette des Communes n°35 du 22 septembre 2014 : le territoire transformé en laboratoire urbain »). Signe que les villes sont en veille sur le sujet : l’agence d’urbanisme de Lyon a créé une page scoopit sur les smarts grids, l’une des composantes importantes des smart cities (mais pas la seule !).

usine-digitaleL’Usine Nouvelle de son côté consacre également un dossier sur les 67 villes intelligentes les plus avancées, et décrypte les perspectives de business en lien avec ces smart cities en plein développement. Voici la carte qu’ils dressent de ces villes, par domaine concerné par cette approche renouvelée des politiques publiques.Carte

Carte : 67 villes qui osent l’intelligence – http://www.usine-digitale.fr

Le numérique pragmatique au sein des collectivités

Mais les TIC ne redessinent pas que les politiques urbaines : toute l’action publique est concernée. Les TIC peuvent ainsi être utilisées pour améliorer l’efficacité des services à la population. Ainsi, en Saône et Loire, afin de raccourcir le temps d’attente pour l’attribution d’un logement suite au dépôt des dossiers, des commissions d’attribution des logements sociaux dématérialisées ont été mises en place. Chaque membre de la commission a accès en temps réel aux dossiers de demande, et peut voter via une tablette sécurisée imaginée par Novaway, une start-up de Mâcon (le système est dénommé Attriweb). Les commissions se tiennent désormais 2 fois par semaine au lieu de 2 fois par mois, ce qui permet de statuer sur un dossier en 3 jours (les dossiers délicats pouvant être traités en commissions physique).
Les TIC peuvent également aider les collectivités à redevenir « maitres de la facturation » selon les termes du DGS du Conseil Général du Loiret, Jean-Charles Manrique. Déjà 9274 boitiers « Lysbox », créés par la société toulousaine Sigfox, ont été déployés chez les bénéficiaires de l’allocation personnalisée d’autonomie afin d’en améliorer la gestion. Ce boitier permet entre autres d’établir un relevé des prestations effectuées auprès des bénéficiaires par les organismes d’aide à la personne, les infirmières etc. Il simplifie la gestion administrative et financière des allocations. Le Conseil Général prévoit de l’utiliser pour améliorer la qualité de services rendus aux bénéficiaires de l’APA : le boitier comportant un capteur de température, il pourrait être utilisé pour améliorer la réactivité des secours lors des canicules ou grands froids ; il est également envisagé de le relier aux capteurs de fumées, aux capteurs de chute etc. (pour plus d’informations sur ces deux projets, voir la Gazette des Communes n°37 du 6 octobre 2014).

Les TIC sont également utilisées pour améliorer la qualité de la concertation citoyenne et renforcer l’implication des habitants dans la définition de l’action publique. Dans la continuité des conseils de quartier, des réunions de concertations mises en place pour élaborer les projets de territoires, les TIC sont un moyen puissant et ludique pour repenser les rapports entre les décideurs publics et la population. Par exemple, à Paris, les citoyens sont invités à utiliser l’application « Dans ma rue » afin de désigner les lieux où ils souhaiteraient voir un projet de végétalisation être réalisé. A Barcelonne, la municipalité développe le projet « Fab city » : plusieurs fab labs ont été lancé dans la ville. Chacun de ces laboratoires de fabrication numérique mêlant valeurs du « Do it yourself » et celles de résilience doit permettre aux habitants de proposer un nouveau visage pour la ville de demain (pour plus d’informations, voir la Gazette des Communes n°38 du 13 octobre 2014).

L’affaire de tous et par tous !

Ces projets stimulent les relations entre les citoyens et les collectivités, et contribuent à renouveler les modes d’intervention des politiques publiques (innovation de politique publique, voir à ce propos la success story de la Biovallée®). Elles demandent un travail davantage transversal, que ce soit sur un plan sectoriel/thématique ou en ce qui concerne la diversité des profils d’acteurs impliqués (élus, entreprises privés, citoyens, experts etc.). Ce phénomène est encore relativement récent, et beaucoup de questions techniques mais aussi éthiques (sécurité et utilisation des données privées par les collectivités) surgissent : les collectivités et leurs partenaires ont besoin d’appui non seulement pour imaginer la mise en œuvre de ce nouveau concept, mais aussi pour bien définir les limites à ne pas franchir (voir l’article de la gazette sur les « big mother » dans son dossier consacré aux smart cities), ou encore pour assurer un modèle économique viable de la solution TIC dans le temps.

L’expertise d’Absiskey sur les projets collaboratifs de recherche et d’innovation en TIC pour relever les challenges sociétaux, d’une part, et sur le cadre légal, politique et les modes de fonctionnement des acteurs publiques, d’autre part, sont de sérieuses garanties pour accompagner efficacement les porteurs de projets ambitieux.

 

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